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Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /Fév /2009 18:47

Notre destination s’appelle la PARAGUA ; une bourgade minière, où nous allons devoir

prendre l’avion pour rejoindre le territoire d’ASSA, que tout le monde ici surnomme le

« pueblo sin ley », l’endroit sans loi.

C’est une région à part, reculée, que l’état à laisser développer à l’écart du monde normal, un peu comme une réserve d’Amazonie.
La guardia ( gendarmerie) vénézuélienne qui en interdit
l’accès, sauf aux mineros et aux acheteurs de diamants, n’y pénètre pas et ceux qui y vont nereviennent pas toujours.

Il faut dire que dans ce vaste capharnaüm de savanes, de lagunes, de forêts et de montagnes vouées à la prospection diamantifère, les meurtre y sont légions et toujours inexpliqués. Le Far-West à l’état brut…

Enfin, nous arrivons.

Bien que moins de deux cents kilomètres relient Ciudad Bolivar à la Paragua, il nous a fallu

huit heures pour arriver à destination, à cause des checksums points de la guardia et des

interminables palabres avec leurs responsables.
Personne n’étant chaud pour nous laisser passer.

Heureusement, nous avions avec nous un négociant en diamants connu qui négocia à chaque fois notre passage. Connaissant bien Thierry et se rendant à Assa pour son business, il c’était  proposé de nous emmener.

Son job, je le connais, je l’ai exercé autrefois en Asie. C’est l’un des plus exposé de la

profession. Il faut savoir que l’on se ballade toujours avec de l’argent liquide, en grosses

quantités et en petites coupures, parce que les mineurs, eux, ne connaissent pas la carte

américan express et ne rendent jamais la monnaie.
Le gros problème est que tout cet argent
n’est pas facile à planquer sur soi et qu’il attire forcément la convoitise.
                                                                

Les
négociants se trimballent avec une arme sur eux et sont escortés de pistoléros (gardes du corps).

Le nôtre en a deux, un ancien flic de la Paragua et un ex-commando marine français. Le 4 X 4 regorge de flingues et de fusils à pompe. Chaque convoyages est une aventure.

Avec ses compras (officines) oro y diamantes à tous les coins de rue, la PARAGUA a tout de la bourgade minière. Elle possède même un petit aéroport avec des coucous poussifs révisés à la diable qui vont ravitailler en nourriture les concessions d’ASSA.
On apprend qu’ils s’en sont
fait voler un le mois dernier, sûrement des narcos.

« A ASSA il existe des pistes clandestines ; Car beaucoup de minéros là bas marchent au crack, un dérivé de la cocaïne, affirme un de nos gardes du corps, c’est pour tenir le coup dans ce coin pourri. »


Pour rejoindre la PALMITA, une concession que Thierry connaît, en plein coeur d’ASSA, il

nous faut prendre un de ces avions taxis.

Si à chaque vol on risque réellement sa peau ; panne de moteur, temps bouché, pilotage

chaotique au ras des cimes, atterrissage raté sur une piste trop courte, les pilotes sont des cracks.

Rien ne semble les inquiéter, pas même la porte arrière qui ferme mal et que je devrais

maintenir à l’aide d’une corde.

Notre pilote a fait enlever les sièges arrières pour gagner de la place et c’est assis sur des sacs de victuailles que je regarderais défiler le paysage superbe et sauvage au-dessous de nous.

J’aperçois un crucifix et l’image de la vierge Marie accrochés aux instruments de bord de

l’avion. « Ici, ils ont tous la foi, me dit Thierry qui a surpris mon regard.
Fervents catholiques,
tu peux être sure qu’ils vont à la messe tous les dimanches ou bien qu’ils envoient leurs femmes brûler un cierge.




C’est pourquoi tous les

Par Jean-Pierre Brault
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Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /Jan /2009 18:00

 

De CARACAS, une heure d’avion suffit pour rejoindre Ciudad Bolivar, la capitale du pays minier vénézuélien.

Bâtie sur le coude le plus étroit du fleuve Orénoque, c’est une ville importante qui a gardée l’atmosphère d’une petite cité.

La chaleur y est torride dès le lever du jour et la vie s’y arrête à l’heure de la sieste. Autrement dit, Bolivar ne commence à être intéressante et vivable qu’à la nuit tombée ; lorsque s’animent les tascas, sorte de bals musettes sud américain où le rhum et la caña coulent à flots, au son de la salsa, du mambo et de la rumba.


Tous les soirs, depuis notre arrivée, nous y retrouvons invariablement les amis de Thierry ; des expatriés français, une bande de joyeux fêtards que mon pote a connu pendant l’époque héroïque, celle ou l’on ramassait l’or et les diamants à la pelle, dans le Rio Caroni.

La grande ruée du début des années 90, avec ses centaines de dragues et ses milliers de minéros déjantés.


« C’était l’eldorado…me raconte Thierry. Nulle part au Venezuela on avait encore vu ça…. Les mecs rappliquaient de partout…même du Brésil…Et il à fallu bâtir une ville en préfabriqué pour loger tout le monde…PLAYA BLANCA, elle s’est appelée. »


« Elle avait ses bodegas ( bars ), ses salles de billards et même ses hôtels de passe, renchérit un de nos compagnons de beuveries. T’aurais vu l’ambiance les jours de pactole, ça donnait… le problème c’est que tous les dragueiros étaient armés et que parfois ça finissait mal…Il à vite fallu que la guardia vienne assurer la sécurité…C’est ce qu’elle à fait un certain temps, après elle c’est surtout contenté de racketter les immigrés… »


«  Moi je travaillais sur la drague d’un français, reprend Thierry ; il y en avait quelques-uns à Playa Blanca, qui formaient une petite colonie à part. Nous, on traquait surtout le diamant…Pour casser la couche de sédiments du fleuve, solides comme du ciment, on utilisait des missiles de deux tonnes et une pompe suceuse aspirait la cape ( couche de sédiments composés de sable et d’argile) avant de l’expédier sur des trieuses qu’on appelle ici des lava dores. Quand le fleuve donnait, on n’interrompait pas les machines, tout juste on dormait à tour de rôle à côté du moteur dans les hamacs…le bon temps.

 
Texte de Jean-Pierre Brault.  /  Photos de Thierry Planche.

Par Thierry Planche
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Samedi 3 janvier 2009 6 03 /01 /Jan /2009 12:52

Thierry Planche, Chasseur de trésors et photographe autodidacte infatigable, il vous dira que son plus beau trésor est son appareil photo.

Il a été chercheur d'or au Venezuela, et accompagne depuis de nombreuses années Jean Pierre  Brault dans ses aventures qu'il met en images.

 

Yunnan, Colombie, Vietnam, Bornéo, Australie, Cuba... Depuis plus de 25 ans, Jean Pierre-Brault parcourt le globe, toujours en quête d'or, de pierres précieuses et d'hypothétiques trésors.

En 2006 il se lanca sur la trace des disparues de Cuidad Juarez au Mexique. Son témoignage a été pris en compte par amnisty International. 

                                           
                                                                    Jean-Pierre Brault.                         Thierry Planche.                   



        

© Texte de Jean-Pierre Brault / Photos de Thierry Planche.

Par Thierry Planche
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Samedi 3 janvier 2009 6 03 /01 /Jan /2009 09:47

C'est dans l'état de BOLIVAR, qui englobe la majeure partie de la Guyane Vénézuélienne, que nous sommes allés.

C"est une région à part, difficile d'accés, parfois dangereuse à cause de son sous-sol riche en minerais précieux,
et des aventuriers de toutes sortes qu'elle attire.

PLAYA BLANCA, une ville typique de prospecteurs en train de mourir, où l'or et les diamants se ramassent au fond
du lit boueux du RIO CARONI.

Le territoire d' ASSA, que l'on surnomme " PUEBLO SIN LEY " l'endroit sans loi, où la Guardia ( la gendarmerie vénézuélienne) ne pénètre pas mais en interdit l'accés.

Enfin la région d' ELDORADO, où d'ex-forçats en quête de mythe, remuent une terre vieille de deux mille millions d'années, recélant l'un des plus fameux gisement d'OR du VENEZUELA.


                    © Texte de Jean-Pierre Brault / Photos de Thierry Planche.

 

              

              

Par Thierry Planche
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